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Le portrait

Mary Castel, dans son assiette

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Passée du monde de la pub à l’artisanat de luxe, la Parisienne optimiste et dynamique entend moderniser l’image de la porcelaine de Limoges.

(Photo Martin Colombet)
ParGilles Renault
photo Martin Colombet
Publié le 29/12/2020 à 17h26, mis à jour le 03/02/2021 à 16h39

La dernière fois qu’un média a tapé l’incruste au domicile de Mary Castel, il s’agissait d’un magazine de décoration. Or son émissaire a trouvé l’endroit trop riquiqui pour y faire des photos. Ce qui a un peu chiffonné l’hôtesse : «Comme s’il fallait habiter un hôtel particulier pour défendre l’artisanat de luxe.» Au vrai, si l’appartement parisien ne ressemble pas à un penthouse, il n’a rien non plus d’exigu et revendique même un certain goût, avec ses fauteuils Knoll verts, toile de Mathieu Arfouillaud, photo de Sonia Sieff ou collage d’Elvire Bonduelle. En outre, la timide chatte, Carotte, ne dépare pas la quiétude que garantit une vue imprenable sur le cimetière du Père-Lachaise en contrebas, où l’on aperçoit depuis la chambre à coucher la tombe de l’arrière-grand-père inspirateur…

Mais pour qui n'y trouverait toujours pas son compte, il y a aussi moyen de rencontrer la femme enjouée à son bureau, ou dans la boutique où elle commercialise les créations qui, en l'espace de trois années, lui ont valu de se faire remarquer dans le petit monde de la porcelaine, qu'elle s'est mis en tête de déniaiser. Limoges la bourgeoise roupillait sur le souvenir d'une grandeur fanée, figée au mitan du XXe siècle. Qu'à cela ne tienne, la «trublionne» promeut une de ses créations décorée d'un cul bien rond surmonté d'un pompon !

«J'ignore si cela résultait de la crise de la quarantaine, ou d'une psychanalyse consécutive à une rupture sentimentale doul

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