«Lauren contrôlera votre maison et vous surveillera 24 heures sur 24, sept jours sur sept… Vous comprenant comme une personne, elle s'adapte à vos désirs et anticipe vos besoins. Elle fera aussi des choses sans vous le demander…». Aux curieux, amateurs d'habitats connectés, d'applications et de gadgets high-tech, Lauren réserve pourtant une surprise : elle n'est ni la dernière création d'Amazon ou de Microsoft, ni une déclinaison occidentale d'Azuma Hikari, la compagne holographique de l'entreprise japonaise Vinclu. Lauren est… humaine. Elle se nomme McCarthy et elle est artiste.
Son projet est né au cœur de la prestigieuse UCLA, l’université de Californie à Los Angeles, à l’ouest de Beverly Hills. C’est dans cet écrin de verdure, lieu de nombreux tournages et rêve – onéreux – de tout étudiant californien, que Lauren McCarthy nous présente son projet homonyme. Pour y accéder, il faut s’armer de patience, comme souvent dans cette interminable mégalopole de la côte ouest. Rouler au pas sur l’autoroute 405 qui longe Century City, puis traverser le dédale du luxuriant campus planté d’œuvres d’art au milieu des bâtiments d’architectes.
L’un d’eux, le centre The Broad, abrite le studio de l’artiste. Voix posée et regard vif, la jeune femme nous y détaille sa démarche. Sa courtoisie sans fard est à l’image de l’atmosphère éthérée qui l’entoure. Les étagères presque vides, les murs immaculés, contrastent avec le cliché de l’atelier d’art bohème. Dans un angle de la pièce, un ordinateur : Lauren McCarthy a choisi le code pour palette...
(La suite dans le hors-série)
A retrouver en kiosque
(Rupture dans certains gros points de vente, désolé, mais nombre de petits kiosques l’ont toujours...)
Sur la boutique Libération
108 pages. 10 euros.




