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Traqueurs de treks

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Vallées perdues, sommets oubliés : chaque année, les voyagistes proposent des pépites aux trekkeurs avides d'inédit. Secrets et méthodes de ces défricheurs d'aventure.

Au Nepal . Un chorten se dessinant devant le Lhotse et l'Everest. (mckaysavage / Flickr)
Publié le 15/09/2007 à 9h39

«En toute modestie, c'est un peu comme Christophe Colomb ou Lapérouse : on a une intuition et il faut aller la vérifier.» A 56 ans, Marc Lubin a derrière lui plus de trois décennies de voyages. Ancien guide de haute montagne et accompagnateur de groupes, il poursuit sa passion en free-lance en créant de nouveaux circuits pour des agences. «C'est un travail de défrichage et de découverte qui commence souvent dans les lectures. Les idées ne naissent pas ex nihilo.»

De fait, c'est en lisant des récits d'expédition ou des carnets de voyage que la plupart des guides chargés des reconnaissances trouvent l'inspiration. «Eric Shipton, qui fut un des premiers à repérer le versant sud de l'Everest, ou Maurice Herzog, qui gravit le premier 8 000 mètres, confirme Didier Cour, directeur de production chez Terres d'Aventure. Bien des grands treks dans l'Himalaya ont d'ailleurs été prospectés pour les alpinistes...» Son alter ego de l'agence Allibert, Didier Mille, évoque une «première» réalisée il y a dix ans avec un groupe dans une vallée du Ladakh, «en suivant la narration d'un géographe botaniste anglais du XIXe siècle. J'avais emporté des photocopies de son carnet de voyage et chaque soir, à l'étape, je faisais la lecture... C'était fantastique». Il y a aussi ces sites quasi mythiques, comme la citadelle d'Alamut, au nord de l'Iran: Sylvain Philip, d'Hommes et Montagnes, y est parti sur les traces de Hassan Ibn Saba, le «Vieux de la montagn

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