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Alésia jacta est

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A Alise-Sainte-Reine, en Côte-d’Or, où a eu lieu le siège relaté par Jules César, le MuséoParc conjugue espaces d’expositions pour le public et centre de recherche, dans un bâtiment conçu par Bernard Tschumi.

(cvalette)
ParFabrice Drouzy
envoyé spécial à Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or)
Publié le 28/08/2012 à 20h56, mis à jour le 20/09/2013 à 12h10

Les Gaulois n’avaient peur que d’une chose : que le ciel leur tombe sur la tête. A défaut d’ovni, c’est un étrange cylindre qui s’est posé dans la plaine bourguignonne, au pied du village d’Alise-Sainte-Reine, en Côte-d’Or. Le centre d’interprétation du MuséoParc Alésia a été inauguré l'année dernière, en mars 2012. Avec son jumeau à bâtir - un musée à 2 kilomètres de là, au pied de l’oppidum -, l’ensemble architectural réalisé par le Suisse Bernard Tschumi aura réussi un beau pari : faire revivre une bataille où s’affrontèrent pendant deux mois près de 300 000 hommes sur un lieu où l’on ne voit rien.

Piton rocheux. «Au début d'un projet, les architectes sont toujours ceux qui en savent le moins, sourit Bernard Tschumi. Alors, on ressort son vieux De Bello Gallico [la Guerre des Gaules, de Jules César, ndlr], et on reprend tout depuis le début…» Le début, c'est il y a un peu plus de dix ans, une commande du conseil général de Côte-d'Or pour la création d'un lieu culturel destiné au public sur l'immense site de la bataille d'Alésia. Des centaines d'hectares de prairies et de bocages entourant une ancienne ville fortifiée située sur un piton rocheux. Le futur MuséoParc doit accueillir des collections permanentes consacrées au siège, rétablir quelques vérités historiques malmenées par la légende, des salles de réunion, un musée relié aux vestiges de la ville gallo-romaine qui s'est ensuite édifiée sur le site et des

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