Le Grand bivouac, qui accueille à l'automne plusieurs milliers de visiteurs pour un grand week-end de conférences, expos, films et ateliers divers, a cette année encore trouvé son chemin. Un chemin qui se veut résolument optimiste et ouvert, afin de «puiser de nouvelles énergies» en ces temps de crise et de déprimes rabachées à longueur de journée.
Ainsi, selon les organisateurs, «même en France, on ressent très fort ce désir de bouger, de retourner sur le terrain, d'échapper aux idées toutes faites. Pour preuve, les gestes symboliques de personnalités telles qu'Axel Kahn partant début mai pour une randonnée de 1.600 km en diagonale à travers la France.»
Et que dire de l'énorme succès, en quelques mois et sous la signature d'écrivains et voyageurs de talent, de plusieurs récits sur la marche à pied et l'itinérance ? «D'une manière ou d'une autre, ici comme ailleurs, chacun à sa manière, il nous faut ouvrir toutes grandes portes et fenêtres, reprendre la route et avoir l'œil sur ce qui bouge et nous ouvre des réflexions nouvelles… »
Toujours fidèle aux convictions «humanistes» qui ont accompagné la naissance du Grand Bivouac (partage, échange, dialogue…) sans sombrer dans la naïveté comme le soulignait son président Guy Chaumereuil ce printemps –«tous les Américains ne sont pas idiots, les touristes japonais photographes ou le Pakistanais terroristes… Cela ne veut pas dire qu'on doit forcément les aimer, mais au moins les connaître…»




