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Libération
Témoignage

Le combi trace encore la route

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Volkswagen a annoncé l'arrêt de la production du combi façon années 70. Mais les passionnés sont encore nombreux à sillonner les routes du monde avec ce van passe-partout.

Un combi VW camping-car de 1975, en Allemagne. (AFP)
Publié le 30/12/2013 à 15h47

Il y a deux types de camping-cars. Le gros blanc aux portes closes et aux vitres fumées, un frigo dont on ne sait jamais s'il est vide ou occupé, qu'on croise sans le voir. Et le combi. Ouvert aux quatre vents. «On vit avec, mais rarement dedans», raconte Franck, jeune routard nantais qui a fait le tour du monde avec son petit van VW. «La table, on la déplie dehors. C'est un véhicule fait pour s'ouvrir. Alors qu'avec les camping-cars modernes, t'as jamais besoin de sortir. D'ailleurs les gens ne sortent pas.» Ce que Julien, un autre routard, résume ainsi: «C'est le combi qui fait les rencontres, pas moi. Même au fin fond de la Bolivie, les gens viennent vers toi.»

D'où ce léger pincement lorsque le groupe allemand annonça pour décembre la fin de la production du célèbre combi T2, le Baywindow icône des années 60 et 70, celui qui laissait le déguenillé rêver d'un voyage au bout du monde pour trois roupies, qui trimballait les familles sans destination fixe, qui forçait à l'apéro et la discussion.

Et pourtant, pas de larme à l’oeil. Car le combi vit toujours. C’est une espèce protégée, bien vivante, qui sillonne encore les routes du monde. Les adeptes du petit van fiable et rondouillard sont encore nombreux, plus accros aujourd’hui à leur véhicule que ne l’étaient leurs parents. Il roule encore, et pas seulement le week-end. Internet est plein de ces récits de vo

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