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Zoo de Vincennes, la faune affleure

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Le parc zoologique de Paris rouvre ses portes au public ce week-end, fort d’une mise en scène qui ne vise plus à exhiber l’animal, mais à «préserver, protéger». Visite à peine guidée.

Le grand rocher et la fosse aux babouins. (Photo Marc Chaumeil)
Publié le 11/04/2014 à 18h06, mis à jour le 14/04/2014 à 9h38

Où sont les roussettes ? Où est le fossa, dont le clitoris est si long et épineux qu’on confond parfois le mâle et la femelle ? Où est l’hapalémur ? Où est le boa ? Où est la mygale ? Et l’anaconda ? Ah, voilà le lamantin, énorme et moche vache de mer (car la nature ne produit pas que des bêtes sauvages et superbes) qui a du mal à se planquer vu qu’il est exposé dans une piscine-vitrine-couloir, à l’intérieur de la magnifique serre tropicale (où l’on a failli marcher sur un petit oiseau blanc et noir), qui n’est pas sans rappeler celle du plus vieux zoo d’Europe, 1762, à Schönbrunn à Vienne, Autriche… Et où est passé ce fichu tamanoir ? Le jaguar ? Oh, vous venez juste de le rater, rigole un soigneur. On tente notre chance côté lion, bingo, il est là mais il roupille.

Allées bétonnées. Alors on erre, enfin on se promène, dans les larges allées bétonnées (ça, le béton est assez présent au zoo du XXIe siècle, dont la refonte intégrale a coûté six ans et 170 millions d'euros dont 30 millions de l'Etat, lire Next de février). On va et vient dans les cinq zones géographiques présentées avec chacune sa faune (qu'on cherche avec assiduité et enthousiasme) et sa flore. La pampa de Patagonie, végétation rase, avec son nandou (pas vu), son pudu (pas vu), ses otaries à crinière (pas vues, elles sont en ad

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