L'ouvrage vient de recevoir le Prix Pierre Loti 2015! Et Philippe Bichon succède à Christophe Rufin, lauréat 2014 avec Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi. (1)
«A la différence d'une photo qui se prend dans la minute, le croquis, lui, demande du temps. Il faut choisir son sujet et repérer l'endroit idéal pour se poser. Si possible confortable mais surtout ombragé…» La philosophie du carnet – et de la vie?– de Philippe Bichon tient dans ces quelques lignes extraites de son dernier ouvrage sur l'Ethiopie: calme, un peu de nonchalance, et le respect des autres et du temps qui passe.
Cela va faire presque deux décennies que le dessinateur béarnais, rebaptisé «globecroqueur», promène ses pinceaux et aquarelles à travers le monde. Yémen, Egypte, Inde, Maroc ou Iran; la formule de ses carnets ne varie guère. Des rencontres, des dessins réalisés sur place, des observations et des anecdotes rédigées chaque soir et retranscrits dans une typographie imitant l’écriture manuelle.
Son dernier carnet est consacré à l’Ethiopie. Pays méconnu, parcouru à l’été 2011 d’Harar la musulmane aux églises enterrées de l’Abyssinie des hauts plateaux. Une promenade au jour le jour, ne cachant aucun de ces détails qui font le quotidien des voyages au long cours. Rendez-vous raté, longues attentes, problèmes mécaniques, pluie et fatigue. Un carnet de route et de routard.
Philippe Bichon n’est jamais pressé. Curieux de tout, disponible, souriant, il accumule de




